Une démission spectaculaire
Au début du mois d’octobre 2025, Sébastien Lecornu a démissionné de son poste de Premier ministre après avoir annoncé la composition de son gouvernement. Sa décision est survenue dans un contexte de vives critiques sur le choix des ministres et le positionnement politique de l’exécutif.
Cette démission survient seulement quelques jours après sa nomination initiale, rendant sa première passation de fonction l’une des plus courtes de l’histoire politique récente.
Une décision tactique : la remontée de Lecornu
Malgré ce retrait, Emmanuel Macron a annoncé la renomination immédiate de Sébastien Lecornu comme Premier ministre. Le président justifie ce choix par la nécessité de stabilité politique et de continuité, dans une période marquée par des tensions sociales et institutionnelles.
Lecornu a accepté l’offre non pas par ambition, mais par “devoir”, selon ses propres termes : assurer la continuité de l’État, mener les réformes et obtenir un budget pour la fin d’année.
Le contexte : crise et instabilité
Depuis les élections législatives anticipées, le gouvernement français nage en eaux troubles. L’Assemblée nationale est fragmentée, les alliances sont fragiles, et les oppositions ne cachent pas leur hostilité.
Dans ce contexte, la démission-renomination apparaît comme une stratégie pour faire retomber la pression politique et gagner du temps avant d’engager des négociations sérieuses avec les partis.
Les attentes pour ce second mandat
Sébastien Lecornu aura plusieurs défis immédiats à relever :
-
Former une coalition gouvernementale plus inclusive pour obtenir le soutien parlementaire.
-
Présenter un projet de loi de finances 2026 capable de franchir les obstacles législatifs.
-
Stabiliser les institutions en évitant les motions de censure.
-
Gérer les tensions sociales liées au pouvoir d’achat, à l’énergie et aux réformes structurelles.
Son style de gouvernance devra mêler fermeté et concessions pour rester crédible face à un Parlement difficile à maîtriser.

