UFC Paris 2025 a tenu toutes ses promesses. Le 6 septembre à l’Accor Arena, la quatrième édition française de l’UFC a offert un spectacle de haut niveau, marqué par une victoire dominante de Nassourdine Imavov sur Caio Borralho, un triomphe spectaculaire de Benoît Saint Denis, et une ambiance électrique portée par le public français fidèle à la discipline.
Cet événement, connu sous le nom UFC Fight Night : Imavov vs Borralho, a réuni 15 724 spectateurs pour une recette record d’environ 4,33 millions de dollars.
Le clash entre Imavov et Borralho : domination technique
Au cœur de l’Octogone, Imavov a imposé son rythme dès les premiers rounds. Grâce à un jab précis, une mobilité fluide et une défense solide, il a dicté l’allure du combat, privant Borralho de ses tentatives d’attaque. Le verdict est tombé sans surprise : victoire unanime pour Imavov (50-45, 49-46, 49-46).
Cette victoire renforce sa position dans la catégorie des poids moyens et laisse présager une possible opportunité pour un combat titré à l’avenir.
Le succès français : Saint Denis brille
L’un des moments forts de la soirée fut la performance de Benoît Saint Denis, qui a décroché la victoire par soumission au 2ᵉ round face à Mauricio Ruffy.
Saint Denis confirme ainsi sa montée en puissance et sa popularité accrue. Ancien membre des forces spéciales, il est devenu un pilier du MMA français, et son récit personnel — défaites, résilience, retour — a trouvé un écho fort auprès du public.
Record de KO et ambiance imprenable
L’UFC Paris 2025 a battu un record : neuf KO lors de la soirée, un taux exceptionnel pour un événement de cette ampleur.
Le public parisien, historiquement passionné pour les arts martiaux mixtes, a confirmé son statut de fan base privilégiée. Près de 70 % des spectateurs venaient de l’extérieur de la région Île-de-France, selon les organisateurs.
Les billets s’étaient écoulés en quelques jours seulement, avec des tarifs allant de 105 € pour les gradins à plus de 2 000 € pour les ringside.
Départs, surprises et coulisses
La soirée aura également été marquée par le retrait de Paul Craig du MMA. Opposé à Modestas Bukauskas, Craig a subi un KO par coup de coude spectaculaire au buzzer du 1ᵉʳ round, avant d’annoncer sa retraite dans l’Octogone.
Autre coup de théâtre : la montée de Harry Hardwick, champion britannique, appelée à combattre Kaue Fernandes avec seulement 4 jours de préavis, suite au retrait d’un adversaire initial.
Le contexte français : le MMA en pleine expansion
Depuis la légalisation du MMA professionnel en France en 2020, la discipline connaît un boom sans précédent. La présence récurrente de l’UFC à Paris alimente cette dynamique, en plaçant le pays sur la carte mondiale du sport de combat.
Des talents comme Ciryl Gane, Manon Fiorot ou Fares Ziam font partie de l’écosystème français et contribuent à attirer l’attention des médias et du public.
La veine narrative — retour, rédemption, sacrifices — est au centre du storytelling MMA. Le reportage “Rédemption” sur Saint Denis, largement diffusé, en est un bel exemple, avec plus de 350 000 vues enregistrées sur YouTube avant l’événement.
Ce qu’il reste à retenir
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Imavov vs Borralho : victoire technique et nette pour le Français.
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Saint Denis continue d’imposer sa marque avec une performance solide.
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Record de KO : un spectacle ravageur et spectaculaire.
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Faits d’exception : retrait surprise de Craig, combat de substitution inédit.
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Afflux de fans : Paris confirme son importance dans l’agenda mondial du MMA.

