Mohamed-Ali Bouhadjar, judoka et commercial de 26 ans, fait partie des citoyens qui ont aidé à stopper l’attaque au couteau survenue porte de Clichy le 27 juillet 2026. Son intervention n’a pas été solitaire : il insiste lui-même sur l’action de plusieurs passants, d’employés d’un restaurant voisin et d’un policier hors service.
Son témoignage permet de comprendre comment une réaction collective, déclenchée en quelques secondes, a mis fin à l’agression. Il faut toutefois éviter de transformer ce récit en mode d’emploi : intervenir face à une personne armée demeure extrêmement dangereux.
Que sait-on de Mohamed-Ali Bouhadjar ?
Les informations publiées par Reuters et ANSA le présentent comme un commercial de 26 ans. Il pratique le judo depuis environ quinze ans. Les sources disponibles ne justifient pas d’ajouter des détails sur sa vie privée, son domicile ou son employeur.
Il se trouvait à proximité de la porte de Clichy lorsqu’il a vu un homme armé s’en prendre à des femmes. Il a filmé une partie de la scène et diffusé la vidéo sur Snapchat, avant de participer directement à l’immobilisation.
Comment décrit-il les quelques secondes décisives ?
Mohamed-Ali Bouhadjar raconte avoir vu une femme frappée dans le dos. Il a alors crié pour appeler les personnes présentes à agir ensemble. Un passant transportant une valise a utilisé celle-ci pour déstabiliser l’homme armé.
Lorsque les deux couteaux sont tombés, le judoka a effectué un balayage pour faire chuter l’agresseur. Plusieurs personnes se sont immédiatement jointes à lui afin de maintenir l’homme au sol et de l’empêcher de reprendre les armes.
Cette chronologie est importante : il n’a pas tenté seul de saisir les couteaux. L’action est devenue possible lorsqu’une distance avait été créée, que les armes étaient au sol et que d’autres citoyens étaient prêts à intervenir.
Pourquoi parler de plusieurs héros plutôt que d’un seul ?
Les récits disponibles citent également Issa Besseka, employé dans un restaurant voisin, un passant muni d’une valise, d’autres personnes restées pour immobiliser le suspect et une employée ayant accueilli une victime blessée. Un policier hors service a ensuite procédé à l’interpellation.
Réduire l’événement à un seul geste ferait disparaître cette chaîne de solidarité. Certains ont appelé à l’aide, d’autres ont éloigné les armes, maintenu l’auteur présumé, secouru les victimes ou alerté les services d’urgence.
En quoi son expérience du judo a-t-elle pu aider ?
Le balayage est une technique destinée à rompre l’équilibre d’un adversaire. Une pratique longue du judo peut apporter coordination, gestion de la distance et capacité à agir sous pression. Cela ne rend toutefois personne invulnérable face à une arme blanche.
Les fédérations et les services de secours rappellent généralement qu’une personne non formée doit d’abord se mettre à l’abri, prévenir les autres et appeler les secours. La réussite de cette intervention exceptionnelle ne doit pas encourager une confrontation improvisée.
Que faire lorsqu’on est témoin d’une attaque ?
- S’éloigner et aider les autres à quitter la zone si une issue sûre existe.
- Appeler immédiatement le 17 ou le 112 et donner une localisation précise.
- Ne pas diffuser en direct la position des forces de l’ordre.
- Ne pas toucher aux armes abandonnées et suivre les consignes des policiers.
- Porter assistance aux victimes seulement lorsque la zone est sécurisée.
Le sang-froid de Mohamed-Ali Bouhadjar et des autres témoins a été largement salué. Leur histoire est avant tout celle d’une coordination spontanée entre plusieurs inconnus, dans une situation où chaque seconde comptait.
Sources : Reuters via The Guardian et ANSA.